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Le président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, vient de rencontrer son homologue des États Unis d’Amérique, le président George W. Bush, lundi dernier à Washington et se sont entretenus sur l’installation du bouclier anti missile sur les territoires polonais et tchèque. Les dirigeants politique se sont bien mis d’accord sur le fait que ce système n’est aucunement dirigé contre la Russie, mais concerne bien les menaces de l’Irak et de la Corée du nord.
La Russie reste opposée à ces mesures, en pensant que cela va inverser les rapports de force en Europe, elle s’est même retirée d’un traité européen sur l’armement samedi dernier. La Russie est allée jusqu’à annoncer qu’elle disposerait de missiles balistiques dans l’enclave Baltique de Kaliningrad au niveau de la frontière polonaise si ce projet avait lieu.
Le président Bush a répondu qu’il n’y avait que la volonté de la part des États Unis d’Amérique de n’oeuvrer que pour instaurer la paix par ce système de défense anti missile. Il a ajouté qu’un tel système ne pourra que renforcer la protection des pays européens vis à vis de dirigeants de pays localisés sur d’autres continents et qui voudraient menacer le mode de vie européen ou tout simplement développer des armes de destruction massive. Washington devrait donc placer une dizaine d’intercepteurs sur le territoire polonais ainsi qu’un puissant radar sur le sol tchèque. Le président Kaczynski a ajouté qu’il espérait que ce projet soit mené à terme.
Cette rencontre entre les deux chefs d’états a aussi été marquée par les pourparlers concernant les conditions de déplacement des polonais sur le sol américain. Le but est de permettre aux citoyens polonais d’être dispensés de l’obtention d’un visa pour aller sur le sol américain. En ce moment, cette affaire de visa est entre les mains du congrès comme l’a expliqué le président Kaczynski, il ne reste plus qu’à attendre un résultat positif. Du côté du président Bush, il a ajouté qu’il continuerait de travailler afin d’apporter des changements à la loi en la matière. Toutefois, ce n’est pas la première fois que les autorités polonaises entendirent ce même discours vis à vis des institutions américaines, et rien n’a été fait par le passé. Le sénat américain s’était déjà montré favorable pour ajouter à la liste des nationalités la Pologne pour la dispense de visa et ce par reconnaissance de leur engagement en Irak et le fait qu’elle dispose du statut d’état membre de l’ Union Européenne.