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Le parti de la Plate-forme Civique (PO) a demandé au début du mois de juillet 2007 que soit levée auprès de la Sejm une motion de non confiance à l’égard de la ministre des affaires internationales Anna Fotyga. D’après le chef parlementaire de la PO, Bogdan Zdrojewski, la politique de Fotyga manque d’initiatives. Il s’est aussi permis de qualifier la politique de Fotyga d’autiste et ne disposant en aucun cas de projets visant à concilier les conflits mais plutôt à aggraver certains problèmes.
Le parti de la PO se plaint du fait que Anna Fotyga aurait dégradé l’image de la Pologne à travers l’Europe ainsi qu’au niveau international, et que celle-ci ne manifeste que très peu d’enthousiasme à l’égard de son programme. Il manquerait plus de 25 ambassadeurs dans plus de 100 missions diplomatiques à travers le monde, notamment en ce qui concerne des endroits stratégiques tel que Lisbonne, capitale du Portugal, pays qui part ailleurs va assurer pendant plus de six mois la présidence de l’Union Européenne. Le parti politique de la Plate-forme Civique reste des plus critiques à l’égard du déroulement du sommet européen de Bruxelles en juin. L’un des députés de la PO, Bronislaw Komorowski, a expliqué que Fotyga est à l’origine de l’isolement de la Pologne lors du sommet européen, et ne serait pas en mesure de faire face à cette situation au niveau international. Son comportement aurait empêché à la Pologne de trouver certains alliés sur l’échelle européenne lors des pourparlers sur le nouveau traité européen.
Marek Kuchcinski, chef parlementaire du parti du Droit et de la Justice (PiS), principal parti politique de la coalition gouvernementale, a récusé les attaques provenant de la PO. Il a défendu Anna Fotyga en argumentant du fait que grâce à cette ministre la Pologne allait pouvoir conserver une bonne notoriété sur le scène internationale sur tous les continents, en particulier avec les Etats Unis d’Amérique. Il a ajouté que soit les députés de la PO n’étaient pas capables de voir cela, soit ils jouaient la politique de l’autruche.
La motion de censure de renvoi pour non confiance dirigée contre Anna Fotyga ne fait que constituer la sixième tentative de la part de la PO de vouloir destituer un ministre de la coalition de ses fonctions en utilisant un tel mécanisme. Cette motion aura très peu de chances de pouvoir être menée à terme parce qu’elle provient uniquement de l’opposition. La PO avait déjà essayé d’utiliser ce mécanisme à l’égard de la ministre du travail Anna Kalata, du ministre de l’agriculture Andrzej Lepper, du ministre de l’éducation Roman Giertych, du ministre des transports Jerzy Polaczek ainsi que du ministre du Trésor Public Wojciech Jasinski.
Donald Tusk, dirigeant de la PO, a émis le fait que les critiques à l’égard de Fotyga ne provenaient pas uniquement de l’opposition, mais aussi de son propre camp, tel que le vice président du PiS Pawel Zalewski qui a dû être suspendu par le Premier Ministre Jaroslaw Kaczynski en tant que membre du PiS. Des mesures disciplinaires avaient été entreprises à son égard d’autant plus que le Premier Ministre l’avait accusé de saper la politique de la Pologne à l’échelle internationale.