|
|
|||||||||||
Lundi dernier, le premier ministre de Pologne, Jaroslaw Kaczynski, vient de s’en prendre aux médias et les a accusé d’avoir renforcé le climat de tension au moment des grèves du personnel médical, notamment depuis la grève des infirmières dont certaines avaient occupé des bureaux au sein du Parlement tandis que d’autres campèrent en face du Parlement.
Il s’est exprimé ainsi, en disant que les mauvais démons faisaient mauvaise figure dans cette histoire et qu’ils étaient facilement identifiables, ayant été jusqu’à annoncer que toute personne qui désirerait fragiliser la Pologne n’aurait qu’à agir comme cela s’est récemment produit. Il n’accuse pas les grévistes et ne s’en prend pas directement au personnel médical, qu’il s’agisse des infirmières ou des médecins parce qu’il estime que ces gens là ne sont pas en mesure de se rendre compte de la gravité, selon Kaczynski, des événements. Il s’en prend à d’autres démons, mais ce genre de déclarations reste assez floue.
Dans le cadre des médecins et des infirmières, il résume cette affaire au fait que ce personnel réclama la réalisation de progrès qui auraient dû se faire entre 50 et 60 années et cela en une seule année, ce qui relève du miracle. Il considère qu’ils ne faisaient que réclamer un miracle, mais il condamne la surenchère des médias. Il considère que les patrons des médias polonais, tel que par exemple Jan Wejchert et Mariusz Walter, ne sont que de simples millionnaires et que leur activité de soutien auprès du personnel médical relève de l’ironie la plus totale, il les accuse notamment de vouloir semer le trouble au sein de son propre gouvernement car celui-ci ne correspondrait pas aux objectifs de ces grands patrons.
Il a aussi ajouté que cette surenchère était notamment un bon moyen de fragiliser le gouvernement polonais depuis l’étranger, et cela d’autant plus que les médias donnant un pouvoir communicatif plus important aux manifestations, celles-ci ne pouvaient alors qu’être incitées à conduire le plus longtemps possible leur mouvement de grève.
Le premier ministre a aussi cité le fait que le secteur de la santé publique se pourvoyait d’une hausse de 30% des salaires et que son gouvernement était prêt à d’autres négociations et augmentations.
Dans cette affaire, le premier ministre semble toutefois avoir oublié que dans une démocratie, il n’y a pas que trois pouvoirs, exécutif, législatif, et judiciaire, mais qu’il en existe un autre, celui des médias. Le premier ministre n’a fait qu’expérimenter la démocratie et ne peut s’en prendre qu’à lui même.