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Les prêtres dans les camps de la mort nazis...

lundi 22 mai 2006.
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Quand on évoque les camps de la mort institués par les nazis, cela ne concernait pas uniquement que les juifs, mais aussi de nombreuses minorités, comme les tsiganes,... , et aussi de nombreuses catégories de populations. Certes, toujours ce devoir de mémoire, un devoir de mémoire qui est loin d’être si facile, mais obligatoire, pour que les futures générations ne puissent oublier ce qui n’est pas si vieux.

Les prêtres polonais, qui ont été l’objet de persécutions sous le régime communiste, l’ont aussi été sous le régime nazi d’Adolf Hitler. Et c’est bien là qu’il y a un paradoxe, entre un régime national socialiste ( national zocialism, na-zi ) qui prétendait se regrouper autour de certaines valeurs comme l’église catholique, qui accusait le "juif" d’être responsable de la mort du christ et qui parallèlement, parmis les horreurs ( si on peut donner un nom à ces actes... ) commises, la persécution de prêtres catholiques en composait cette longue liste. Un total lavage de cerveau, de confusion intellectuelle, de détournements de pensées philosophiques et sociales en vue d’asservir un régime politique dont la seule vraie véritable valeur fût la haine.

Pourquoi ce rappel de mémoire ? En aucun cas pour condamner le peuple allemand, les générations ont changé, l’Allemagne a reconnu ses fautes et continue de le faire, les jeunes générations ne sont plus les mêmes, le contexte culturel, et surtout la dépréciation économique entre les deux guerres, la crise de Wall Street, sont autant d’éléments à étudier en vue de comprendre cette crise chez les peuples européens à cette époque.

Ce devoir de mémoire, ce n’est ni pour condanner l’Allemagne, et encore moins uniquement en hommage au peuple juif, qui a le plus souffert de cette crise, qui a vécu ce qui s’appelle un véritable massacre. Ce rappel, c’est avant tout pour témoigner que ces actes pourraient revenir, qu’ils sont déjà revenus dans certains litiges internationaux, et qu’ils peuvent continuer d’exister....

Ce devoir de mémoire, c’est aussi pour rapeller que face à cette horreur, on ne peut pas mettre d’étiquette sur les présumés responsables : car nombreuses sont les opinions falacieuses qui veulent insinuer que la Pologne aurait sa part de responsabilité dans ce massacre. Or, ceux sont bien ceux qui ont cherché à défendre la nation polonaise à l’époque qui ont été rangés au même rang que les victimes juives, à savoir les prêtres polonais.

Ainsi, cet artice se veut être un témoignage objectif de ces prêtres, en vue de ce devoir de mémoire...donc, avant d’y attribuer d’opinion subjective, seuls leur témoignage seront cités, avec quelques commentaires pour apporter de simples précisions.

Dans ces camps ont été déportés plus de 500 religieux, 30 religieuses, ou presque 40% ont trouvé la mort. Ces persécutions s’expliquent par le fait que les allemands voyaient à travers le clergé polonais les représentants de l’intelligentsia polonaise, où on sait que dans ce pays l’église y exerce un certains poids social. Plus de 2800 prêtres de toute l’Europe ont péri à Dachau, dont 60% étaient des polonais.

Parmis eux, se trouvait Wladyslaw Lewkowicz qui se souvient des persécutions et autres souffrances infligées aussi bien envers les juifs que les prêtres.

"Vous êtes ici dans un camp de travail allemand et non pas dans une station balnéaire. La seule sortie est par la cheminée. Les prêtres peuvent survivre ici pas plus deux semaines, les juifs pas plus d’une semaine, les autres peut-être trois mois" : accueil des prêtres dans les camps...

"Les SS les envoyaient aux travaux le plus durs" : les prêtres étaient déjà condannés par les peines les plus lourdes..."Quand un prêtre tombait d’épuisement, les SS le battaient, souvent à mort" , quand aussi ils faisaient l’objet d’humiliation "Ils leur mettaient sur la tête des couronnes de fil de fer barbelé, imitant ainsi la couronne d’épines du Christ".

Le supérieur du monastère des capucins à Rywalt Krolewski où vit le père Zdzislaw Gardocki, 89 ans, qui a fait l’objet de ces déportations dans ces camps, explique "C’est bien trop difficile. Il a vécu l’enfer. Quand il est sorti de Dachau, il pesait à peine 40 kilos, il faut le laisser tranquille"

Le cardinal Adam Kozlowiecki témoigne de leurs conditions d’accueil dans les camps "A l’arrivée, on nous a tout enlevé. Le SS ne m’a même pas laissé ma petite médaille" , "Cela aide à mieux comprendre ce qu’a ressenti le Christ lors de son chemin de croix" .

Une vie religieuse qu’ils essayaient de poursuivre tant bien que mal en célébrant en cachette des messes, en confessant, en donnant l’extrême onction, en se confectionnant des croix et chapelets avec du pain, élément fort rare, ce qui a valu pour un prêtre, Jozef Kowalski, ... une noyade dans un tonneau d’excrément pour avoir refusé de piétiner son chapelet.

Un saint homme Maksymilian Kolbe, qui avait confessé Wladyslaw Lewkowicz, a été condanné pour avoir voulu sauver la vie d’un père de famille. Bien que les nazis avaient voulu le faire mourir de fain et de soif dans un bunker, il a survécu deux semaines, alors l’un d’entre eux lui a injecté du phénol dans le coeur. Maksymilian Kolbe a été canonisé par Jean Paul II en 2002. et Benoît XVI se recueillera dans la cellule du Saint.

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